VOIR: Fringe 2012; deuxième sortie chargée d’intensité
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Avant de commenter mes deux spectacles, je m’en voudrais de ne pas faire un commentaire d’ordre général inspiré des spectacles de ma deuxième sortie. Mais où est donc le public ? Je serais tenté de conclure de mes observations, limitées j’en conviens, que si on enlevait des salles, les parents et les amis des artisans et de quelques amateurs « irréductibles », les salles seraient assez vides. Et cela serait très dommage ! Le Fringe, il y en a pour tous les goûts et « Le Fringe » c’est pour les francophones, aussi ! Suffit de consulter le programme.
Pour cette deuxième sortie, d’abord « Chuis heureuse », performance de Catherine Cédilot et « 7 pupilles de feu » de la chorégraphe Josiane Fortin. Deux performances, non pas sans défauts, mais remplies d’intensité.
Si le programme du Fringe indique théâtre pour décrire « Chuis heureuse », il aurait fallu plutôt indiquer performance. Effectivement, dans la courte mais intense performance de Catherine Cédilot, ce n’est pas le texte mais le jeu physique qui m’a frappé. Nous étions accueilli, avant le début officiel de la prestation, par l’interprète, sac sur la tête (comme sur l’affiche) et qui déclamait un texte remis à l’entrée. Malgré la force du texte, c’est la présence de l’interprète qui me captivait. Une fois la porte de la salle fermée, elle revient sur scène avec une robe de sortie en nous faisant comprendre, sans un mot, que la soirée s’est mal passée. Arrive le moment où elle nous cri sans relâche « Chuis heureuse » sans que l’on y croit, sa détresse s’exsudant de son corps. Avec quelques autres accessoires dont je ne voudrais pas trahir l’intérêt, elle nous interpelle. Ais-je été le seul à vouloir la réconforter ?
« 7 pupilles de feu », voilà de la danse typique du Fringe. Une chorégraphe, trois interprètes, dont la chorégraphe, qui explorent avec intensité l’être humain. Je serais tenté de porter un jugement plus critique sur les textes « juvéniles » mais lorsque des jeunes s’expriment pourquoi le vieux que je suis se ferait critique. En contre-partie, j’ai particulièrement apprécié la trame musicale qui colorait les performances assez solides des trois danseuses. Voilà une oeuvre qui nous présente une relève intéressante.
En terminant, allez donc « fringez » !

