VOIR: Fringe 2012; première sortie réussie

Publish date: 
16 juin 2012
Publisher: 
VOIR
Author: 
Robert St-Amour
News body: 

 

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Pour ma première sortie, sortie réussie, deux oeuvres à mon programme, du théâtre avec « Novecento » au MAI et de la danse « Ensemble ou séparés, je me souviendrai de toi » au Conservatoire d’art dramatique de Montréal que je découvrais pour l’occasion.

S’il y a une oeuvre que j’aime relire ou me faire conter, c’est bien « Novecento » d’Alessandro Baricco. Cela a beau être une plaquette (90 pages), elle est une histoire riche, troublante et touchante. Malgré le risque d’être déçu après avoir apprécié la magnifique adaptation interprétée par Pierre Lebeau, dès ma consultation du programme du Fringe, elle était ma priorité #1 et je n’ai pas été déçu. Pendant près d’une heure trente, Marc Auger et Jean-Philip Debien, tous les deux intenses et convaincants, dans les rôles de Tim Tooney, le narrateur et de Novecento, nous racontent l’histoire et le destin de ce bébé né et abandonné « en mer » devenu pianiste de légende internationale. Ils sont appuyés par  Karine Chiasson et Jacinthe Gilbert qui par leurs danses et leur mouvements rehaussent les effets du récit. Je considère que de présenter ce texte à deux personnages plutôt qu’à un est très intéressant. Amateur de bon théâtre, voici les prochaines dates, lundi 18 juin (18h00), mardi 19 juin (22h00), mercredi 20 juin (19h15) et le samedi 23 juin à 13h00, n’hésitez pas. Et pour pas plus qu’une dizaine de dollars.

Pour moi le Fringe, c’est de la danse. Donc, plutôt de me rendre à Tangente, lieu traditionnel du Fringe, il faut marcher « un peu plus » et se rendre au Conservatoire d’art dramatique de Montréal, lieu inhabituel pour présenter de la danse. La proposition de Johanne Gour que je ne connaissais pas malgré plusieurs oeuvres à son actif m’a plu. Avec sa thématique sur le couple et ses symboles explicites ( abandon, retour, etc), l’oeuvre est accessible et garde l’intérêt. Le style de la chorégraphe est assez mécanique mais les interprètes, Catherine Larocque et Stewart McIntyre arrivent à humaniser le rendu. Pour l’oeuvre et le lieu, il faut aller voir.